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Joseph Christophe, peintre académicien majeur du 18ème siècle désormais méconnu, a pourtant mené des projets emblématiques et atteint le plus haut rang académique, devenant recteur de l’Académie royale en 1744. Cette œuvre est remarquable par sa fusion de la peinture d’histoire et de la peinture de genre. Bien qu’illustrant un passage biblique des Actes des Apôtres -la conversion de l’eunuque de la reine Candace par saint Philippe- le tableau se transforme en une scène de genre. L’iconographie religieuse s’estompe au profit d’une atmosphère exotique, mise en évidence par les vêtements orientaux, la végétation, les dromadaires et le char.
Ce tableau a été peint vers 1937 par Lucien Lantier (1879-1960). Il représente une scène de patinage en Bessarabie, territoire correspondant aujourd’hui à une partie de la Moldavie et de l’Ukraine. Comme souvent dans l’œuvre de cet artiste, la scène est une recomposition, a posteriori, à partir de souvenirs d’enfance et de jeunesse. La présence d’un tampon sur le châssis atteste de l’exposition de l’œuvre au Salon des artistes français de 1937.
Représentant un combat dans les rues de Verdun entre les belligérants prussiens et français, cette scène développe l’iconographie du siège de Verdun de 1870. Selon Cédric Spagnoli, professeur d’histoire et spécialiste de la période : « La date (août 1870) rappelle un épisode du siège de Verdun suivant le premier bombardement (24 août 1870) : la prise d’un convoi allemand égaré dans le Faubourg pavé, relaté, entre autres, par l’abbé Gabriel dans son Journal du blocus et du bombardement de Verdun pendant la guerre de 1870 (paru à Verdun en 1872). La mention de l’escorte et la présence de chariots permettent d’appuyer cette hypothèse. ».
Cette paire de salières acquise par le musée de la Princerie en 2022 a été créée par l’orfèvre verdunois Nicolas Sainctelette. Ces salières se composent d’un saleron en agate grise reposant sur un piédouche en argent, de forme hexagonale, bordé d’un motif de filets et de godrons. Le poinçon du maître orfèvre est visible : un « S » encadré de deux fleurs de lys, surmonté d’une couronne et placé au-dessus d’un croissant.
Ce coquetier acquis par le musée de la Princerie en 2022 a été créé par l’orfèvre verdunois Jean-François Sainctelette. Cet objet présente une typologie originale, dit « double » ou « à double contenant ». Il permet de poser l’œuf soit verticalement soit horizontalement. Son décor, simple, se compose de filets placés sur la base ovale et sur la partie supérieure. Le fût, marqué d’une sphère centrale, est orné d’un bandeau.
Cette jatte acquise par le Musée de la Princerie en 2021 a été façonnée par Claude Huguin, potier et contrôleur de l’étain à Verdun (vers 1685 – 1754). Elle possède un décor de godrons et permettait de servir des mets à base de fruits. Si la poterie d’étain est un artisanat documenté dans les grandes villes de Lorraine du XVIe au XVIIIe siècle, peu de pièces produites à Verdun sont aujourd’hui connues.
Cet ensemble de 48 sesterces a été découvert fortuitement lors de travaux situés rue de la Paix à Verdun, en 2015. Ces pièces de monnaies ont toutes été frappées à Rome entre les règnes des empereurs Vespasien (9-79) et Marc-Aurèle (121-180). Une telle découverte dans le Nord du département de la Meuse est assez rare, ce qui renforce la valeur patrimoniale de cet ensemble. Son acquisition vient compléter l’importante collection de numismatique du musée de la Princerie.
Cet ensemble inédit de dessins a été réalisé par l’artiste verdunois : Gustave Pierre. Né rue Mazel à Verdun, Gustave Pierre suit l’enseignement de Gustave Moreau et Jean-Jacques Henner à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il connaît le succès dès son vivant et devient chevalier de la Légion d’Honneur en 1933. Cette reconnaissance lui permet d’exposer régulièrement au Salon tandis que plusieurs de ses œuvres entrent dans les collections publiques françaises. A travers différentes techniques graphiques (fusain, encre, graphite,…), Gustave Pierre s’intéresse tant à la représentation de l’humain – séries de baigneuses, portraits d’ouvriers ou marins – qu’à la peinture de genre – paysages urbains ou maritimes et natures mortes.