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Faïences

Faïences

mardi 26 février 2013 - Présentation des collections

La salle 8 présente une partie des collections de faïences et de porcelaines du Musée, l’une des plus importantes du département. Les objets présentés appartiennent tous à la collection de Jean Lucien Basinet, léguée au musée de la Princerie en 1933.

Jean Lucien Basinet est né à Verdun en 1873. A l’issue d’études menées au Séminaire, il est ordonné vicaire de la cathédrale, aumônier de l’hôpital Saint-Nicolas et du cercle militaire en juin 1897. Employé du service de santé de la défense de Verdun, il demeure dans la ville durant la Première Guerre mondiale et officie notamment au sein de la Citadelle. En 1919, il devient directeur général de l’aumônerie militaire à Metz. Homme d’Eglise, Jean Lucien Basinet est également un érudit et un amateur éclairé. Il est membre de la Société Philomathique – société savante à l’origine de la création du musée de la Princerie – entre 1920 et 1933. Il en est le Président en 1924.

 

En 1933, Jean Lucien Basinet lègue une collection riche de plus de 170 objets et œuvres d’art au musée de la Princerie. Près de 130 céramiques  illustrent la diversité des productions locales (manufactures d’Argonne), régionales (Longwy, Toul, Saint-Clément…), nationales (Gien, Sceaux…) ainsi que des grands centres de production étrangers (Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Chine, Japon…). L’Extrême-Orient occupe également une place essentielle dans la collection réunie par Jean Lucien Basinet : miniatures, éventails, albums de gravures, vases en porcelaine laquée, statuettes en jade et bonbonnières en bois laqué en témoignent.
Vraisemblablement destinés à l’exportation, ces objets sont le reflet de l’histoire du goût dans la seconde moitié du XIXe siècle marquée par la constitution de grandes collections d’art asiatique en Europe. Les Expositions Universelles sont alors de véritables vitrines, notamment pour le Japon notamment qui prend part à plus de vingt d’entre-elles entre 1862 et 1910.  Les artisans japonais adaptent leur savoir-faire à la demande de l’Occident : formes, décors et modèles sont renouvelés afin d’être diffusés dans le reste du monde grâce à une importante activité commerciale.